J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda – 1987 – Ed. Folio, 544 p.

Après une petite absence sur les réseaux sociaux, me voici de retour avec une petite pépite. J’avoue que j’ai vécu de Pablo Neruda est un recueil d’anecdotes que l’écrivain a écrit sur sa vie. Ses mémoires. Avec sa plume particulièrement poétique, la sensibilité de l’écrivain est ressentie à chaque instant. Il représente une grande figure de la poésie chilienne. Né en 1904, il s’éteindra en 1973, deux années après voir reçu son prix Nobel de littérature en 1971.

Résumé

Comment puis-je résumer l’ouvrage alors que celui-ci représente les mémoires de Neruda ? C’est assez compliqué. Le poète chilien nous porte de son enfance jusqu’aux dernières années de sa vie. De son enfance complexe dans un pays magnifique, soumis aux aléas climatiques naturels qui détruisaient parfois tout sur leur passage, à la remise (tant attendue !) de son prix Nobel en 1971. Diplomate, politicien, il sera exilé par son pays en 1946.

Mon avis sur l’œuvre

Pablo Neruda est un poète, un homme d’une sensibilité qui semble indéfinie. Il s’émeut aisément lorsqu’il nous décrit les nombreuses espèces d’arbres de son pays. Également, cet homme ne cesse de faire preuve d’un grand courage. A l’aide de ses amis qui reviendront à de nombreuses reprises dans ses mémoires, il en vivra, des aventures !

Il se lance tôt dans la poésie (son premier poème à ses douze ans, si ma mémoire est bonne). Non pris au sérieux par son père, il conservera cette passion d’exprimer ses émotions à travers ses textes et publiera son premier ouvrage « Crépusculaire » en 1923. Sa poésie en a ensorcelé, des personnes. Dans ses mémoires, à plusieurs reprises, il fait face à une foule qui se met dans un silence complet pour l’écouter lire une ou plusieurs de ses œuvres. Parfois même elles lui sauveront la vie ! En effet, alors qu’il se retrouve dans une situation délicate face à un homme qui veut lui faire sa peau, la révélation de son identité le sauvera. Cet homme était en réalité fan de l’écrivain et a terminé par se confondre en excuses, en exprimant avoir honte de se présenter ainsi à un homme qu’il vénère tant.

Mais Neruda n’était pas un simple poète. Sa carrière de diplomate lui a permis de beaucoup voyager. De Rangoun en Birmanie, à Colombo au Sri Lanka, puis Buenos Aires, Madrid, en passant par la France où il fut ambassadeur du Chili. Il s’est imprégné de tant cultures ! Ses déplacements sont nombreux, les pays dans lesquels nous voyageons avec lui semblent fascinants à travers ses yeux.

Il retournera dans son pays et se lancera dans une carrière politique en 1945. Il deviendra membre du parti communiste chilien et dirigera les élections de Videla qu’il considérait à l’époque comme un allié. Le retournement de manche fut sans pitié. Videla est élu et mène une politique anti-communiste. Neruda tentera de défendre les valeurs auxquelles il tenait, raisons pour lesquelles il avait décidé de mener les élections de Videla. La sanction est inévitable et Videla ordonne l’arrestation de Neruda. Ce dernier sera dans l’obligation de fuir son pays, pour lequel il porte tant d’amour. Avec l’aide de nombreux de ses alliés, il réussira à se frayer un chemin vers la liberté et intègrera un voyage maritime qui le transportera jusqu’en Europe sous une fausse identité. C’est en France qu’il trouvera refuge et récupèrera des papiers officiels à son nom.

Il retournera au Chili en 1952 et mènera une vie plus ou moins paisible. Il gagnera le prix Noble de littérature en 1971 après l’avoir tant attendu. Il décède le 23 septembre 1973 d’un cancer de la prostate. Cette théorie est controversée depuis 2010. En effet, il décède quelques jours après l’assassinat du président Allende lors du coup d’Etat du 11 septembre. Neruda ne cachait pas son intérêt pour cet homme. La théorie de son empoisonnement est reconnue en 2017 à la suite d’une étude internationale qui considère qu’il serait possible qu’un poison ait été injecté intentionnellement au poète.

Conclusion

Neruda semblait être un homme qui possédait un certain sens de l’humour. Il faisait preuve d’une grande sensibilité et la lecture de ses mémoires m’a donné l’impression qu’il pouvait ressentir et comprendre des beautés qui ne sont pas toujours à notre portée. Il m’a fait voyager à travers un monde diplomatique, poétique, politique, et m’a beaucoup impressionnée. Je conserve un très bon souvenir de cette lecture qui m’a fait rire, peur, émue, parfois pleuré et surtout, qui m’a transportée.

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