Harry Potter and the Philosopher’s Stone, J. K. Rowling – 1997 – Ed. Bloomsbury

⭐⭐⭐⭐⭐

Est-il encore nécessaire de présenter Harry Potter ? Oui et non. A la suite de mon voyage à Londres, j’ai eu la surprise de découvrir l’édition anniversaire des vingt ans de la sortie du premier tome de la saga Harry Potter. Il ne m’en fallait pas plus pour me replonger dans l’univers qui a bercé mon enfance. J. K. Rowling a rédigé ses sept tomes en dix-sept années. Ce phénomène a été sans nom, tant pour les enfants que pour les adultes. Leur réussite a permis de rapidement les adapter au cinéma. A compter de 1997, nous avions l’univers Harry Potter dans lequel nous plonger. Et ce fut toujours délicieux.

Résumé

Harry Potter est un sorcier, mais il ne le sait pas encore. Ses parents ont été assassinés par le plus grand sorcier de magie noire des temps, Voldem… Enfin, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Harry survit grâce à sa mère qui se sacrifiera pour le sauver. Envoyé par Dumbledore chez son oncle et sa tante moldus (non sorciers), il vivra un enfer. Un enfant rejeté, non aimé, toujours mis de côté. Jusqu’au jour où le géant Hagrid vient le chercher : Harry est un sorcier et une place l’attend dans la plus grande école de sorcellerie du monde, Poudlard.

Mon avis sur l’œuvre

J’étais très sceptique à l’ouverture de ce livre. Harry Potter est très sacré pour moi. Les films ont bercé mon enfance, j’ai grandi avec Ron, Hermione, Harry. Les années étaient rythmées par les sorties des différents tomes au cinéma. J’ai lu les premiers tomes en français il y a plusieurs années et je n’avais pas été emballée. Mais la lecture en VO de ce roman m’a permis de me plonger différemment dans l’univers de J. K. Rowling et ce fut merveilleux. Merveilleux car plusieurs années après que les livres et films aient été terminés, j’ai vécu à nouveau l’émotion de mon enfance. Et ça, c’est très précieux.

Les tomes de la saga ont fait un carton chez les enfants, mais aussi chez les adultes. Je me demandais souvent pourquoi les adultes avaient apprécié de se plonger dans cet univers. Et puis cette redécouverte d’un univers que je connais si bien m’a marquée différemment dans ma vie d’adulte actuelle. Les problématiques, les sujets abordés sont traités avec beaucoup de psychologie. Les différentes morales et valeurs abordées sont profondes.

Prenons d’abord Hermione. Jeune fille « Madame je sais tout », très agaçante, n’a pas vraiment d’amis. Elle se plonge dans les livres et dispose d’une précieuse quantité de connaissances. Mais socialement, elle semble désemparée, ne sait pas agir avec les autres et devient rapidement exclue. Harry et Ron, après l’avoir rejetée, la trouvant complètement inintéressante et agaçante, trouveront en elle un sens profond de loyauté et sa vivacité d’esprit se trouvera être essentielle dans la résolution des différentes problématiques auxquelles Harry sera confronté.

Si nous prenons évidemment Harry, nous y voyons un orphelin qui souffre, qui n’a jamais été aimé et qui a toujours été mis en retrait. Mais il va rapidement découvrir qu’il est célèbre, qu’il a un secret caché : ses pouvoirs magiques. Dans sa vie de moldu, il est détesté et rejeté. Mais dans le monde dans lequel il appartient réellement, il est acclamé et profondément apprécié. Comme quoi, son milieu initial ne conditionnera pas sa vie d’adulte.

Ron est un enfant timide. Roux, enfant d’une grande fratrie, il deviendra rapidement l’ami d’Harry. Malgré son caractère renfermé, peureux, il fera preuve d’un très grand courage pour accompagner Harry dans ses aventures. Sa loyauté est sans faille, et il n’éprouve pas de jalousie vis-à-vis de son ami, centre de l’attention générale.

Enfin, Hagrid est aussi un personnage très intéressant. Un géant, effrayant, mais qui dispose d’un cœur de crème. Passionné des animaux, il fera preuve d’une incroyable douceur et émotivité viq-à-vis d’Harry. Les apparences peuvent donc être trompeuses, et les premiers ressentis ne reflètent pas toujours la réalité. Il faut savoir percer à travers la carapace pour découvrir les richesses dont chacun est doté.

Harry sera poursuivi par Voldemort durant ce tome : c’est la renaissance du grand sorcier. J’ai été particulièrement émue par la loyauté des enfants les uns envers les autres. Tels des petits adultes (et même plus intensément que certains adultes), ils n’ont cessé de se préoccuper chacun les uns des autres. Leurs attentions étaient touchantes. Cette histoire représente un parfait exemple pour les enfants d’aujourd’hui et de demain. La loyauté, le courage, le respect, l’amour, la bienveillance sont des valeurs particulièrement présentes.

Conclusion

J’ai été replongée dans un univers qui, je ne le pensais du moins pas, m’a apporté une farandole de sentiments et qui m’a permis de revivre les émotions de mon enfance. J’attends avec impatience de pouvoir lire les prochains tomes, en VO bien évidemment ! Je ne sais pas si les enfants des générations futures vivront à travers les livres comme nous l’avons fait. S’ils comprendront nos sentiments, nos émotions face à ces aventures. Mais je l’espère. La douceur des écrits de J. K. Rowling est précieuse et j’espère que chaque enfant pourra vivre dans un monde aussi magique et fabuleux qu’a été Harry Potter pour nous, et qu’il représentera pour eux ce que ça a représenté pour nous.

Merde actually, Stephen Clarke – 2005 – Ed. Black Swan, 448 p.

Mais que pensent donc les patriotes anglais lorsqu’ils rencontrent les citoyens français ? C’est ce que Stephen Clarke nous développe dans Merde Actually. Tome 2 d’une série de romans sur les habitudes des français, Stephen Clarke met en exergue avec beaucoup d’humour les traditions françaises qui ne sont pas toujours très bien interprétées par les étrangers…

Résumé

Paul, prononcé Pol par les français, est un citoyen anglais qui décide de s’installer à Paris où il souhaite ouvrir son salon de thé. Accompagné de sa petite-amie française, Florence, il atterrit en Corrèze afin de rencontrer sa belle-famille. Mais ce premier contact ne se déroule pas comme prévu. De nombreuses « merdes » s’acharnent sur lui, des difficultés qu’il va avoir du mal à maîtriser dans un pays où les us et coutumes ne sont pas toujours cohérentes dans un contexte de choc des cultures.

Mon avis sur l’œuvre

Le roman de Stephen Clarke est très drôle. Vraiment. Nous nous apercevons comment nos habitudes, nos traditions peuvent être perçues par des personnes complètement étrangères à notre culture, et c’est parfois hilarant. Même les moins symboliques de nos usages peuvent être source de moqueries. C’est très intéressant de visualiser les difficultés qui peuvent être rencontrées par des personnes étrangères dans notre pays.

J’ai beaucoup apprécié la mise en avant de nos traditions. A les vivre tous les jours, nous ne les remarquons plus. Et pourtant, elles semblent loufoques à nos touristes ! Et nous nous rendons compte, dans ce livre, qu’il y a de quoi.

Les différentes étapes vécues par Paul n’ont pas de grande profondeur, ce livre ne traite de sentiments essentiels et ne nous enrichit pas de connaissances. C’est plutôt un livre « feel good » qui est agréable à lire, drôle, et qui nous permet d’observer, par un avis extérieur, le ressenti que les touristes peuvent avoir sur nos comportements. Après cela, nous ne pouvons que nous remettre en question !

Paul est un personnage attachant, même si son attitude est assez décevante. A première vue, nous observons un homme avec beaucoup d’attention, de respect pour Florence. Et au fil de l’histoire, nous découvrons un personnage infidèle, qui a trompé son ancienne compagne et qui va céder en retournant auprès de cette dernière lorsque son histoire avec Florence sera en train de péricliter. Ce développement n’est pas assez (à mon goût) exposé comme une erreur de sa part, comme quelque chose de négatif. Nous en venons à penser que, pour l’auteur, cette infidélité n’était qu’une passade sans importance. Ceci m’a déçue, j’aurais aimé percevoir en Paul un homme qui fait face aux épreuves et qui agit avec plus de respect et de maturité vis-à-vis des femmes qui vont l’entourer.

Néanmoins, l’œuvre ne porte pas en grande partie sur ces passages. Ces histoires ne permettent à l’auteur qu’à mettre en avant les différentes formulations, attitudes des français qui méritent attention. Sur cet aspect, l’auteur est très descriptif et dispose d’une grande imagination pour percevoir autant de nos traditions qui portent à moquerie. Son pari est réussi, le livre est plein d’humour et l’histoire est loin de nous ennuyer.

Conclusion

Pour ma part, je conseille fortement de lire cet ouvrage en VO car je ne pense pas que la traduction française puisse développer aussi précisément les différentes moqueries de l’auteur. Le vocabulaire est plus ou moins accessible, je n’ai pas eu de difficultés particulières à le comprendre. Pour les personnes qui ont l’habitude de regarder des séries en anglais et qui apprécient de lire dans cette langue, c’est parfait. C’est un très bon ouvrage qui pourra vous accompagner dans vos valises d’été : de l’humour et une fin plutôt « happy ending » ! Tout ce qu’il faut pour un bon moment de détente.