Camille, mon envolée, Sophie Daull – 2015 – Ed. Le Livre de Poche, 189 p.

Sophie Daull est comédienne, Camille, Mon Envolée est son premier roman. A travers cet ouvrage, elle retrace une des plus grandes tragédies de son existence : la mort de sa fille, Camille.

Résumé

Après quatre terribles jours de fièvre, Camille, 16 ans, décède. Quatre jours pendant lesquels elle s’est battue. Après avoir contacté les urgences à plusieurs reprises, le diagnostic reste le même : ça n’est rien, ce doit être une grippe, il faut prendre du doliprane et ça passera. Ca ne passe pas. Ce 23 décembre 2013, le coeur de Camille ne tient plus le coup et s’arrête. Sophie Daull perd sa fille. Ecrire pour ne pas oublier. Voici le récit d’une femme endeuillée.

Mon avis sur le livre

Je ne peux mentir en n’avouant pas que ce livre m’a imposée énormément de douleur. « Mon petit chat », « chaton », « mon chat », « ma disparue ». Nous y sommes, dans le cœur déchiré de cette pauvre femme qui a perdu une part de sa vie. Le désarroi de Sophie Daull qui a tenté à tout prix de sauver sa fille, qui a recontacté les urgences à de multiples reprises. Une erreur de diagnostic, une douleur a laquelle les professionnels ne croient pas, et puis un cœur qui s’arrête.

Lorsque j’ai entamé ce livre, je connaissais (bien évidemment) la fin. J’étais préparée à lire cet ouvrage non des plus joyeux. Et pourtant les larmes ne cessaient de couler. Que c’est dur, cette réalité qui fait mal, qui fait peur. Je pense que ce dernier aspect est le plus difficile à accepter. Cette pauvre enfant a disparu en quatre jours, sous une maladie qui ressemblait à une grippe corsée. Notre corps peut cacher des secrets bien sombres.

L’écriture de Sophie Daull ne peut que retranscrire avec beaucoup de simplicité sa douleur. Ce livre, cette lettre d’adieu à son enfant disparu, a été rédigé dans le vif de la douleur. A travers plusieurs flash-backs nous vivons les derniers jours de Camille mais également les quelques mois qui suivront durant lesquels Sophie Daull explique à sa fille comment elle se traîne, comme les jours se ressemblent et sont douloureux. Petit à petit, nous sentons qu’elle se prépare à dire au revoir.

Chaque page, chaque mot est douloureux. Mais c’est un beau livre, un bel exemple de courage face à un deuil qui paraît insurmontable.

Conclusion

Cet ouvrage est le récit courageux d’une femme qui a perdu son enfant. Je ne conseillerais pas aux larmes de crocodile de le lire dans un lieu public. Ce livre est douloureux, mais il est intéressant à « vivre ».

Bienvenue sur le blog du Tour du Monde en 80 Livres !

Ca y est, après un an d’échanges sur Instagram, Le Tour du Monde ouvre son blog. Je suis complètement excitée !

Présentation

Je m’appelle Salomé, j’ai 23 ans et je vis en région parisienne. Je lis tous les jours depuis une dizaine d’années. Rares sont les journées qui se terminent sans que je n’ouvre mon livre. Ma lecture m’accompagne à chaque déplacement et m’aide à m’évader. Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai débuté l’aventure des réseaux sociaux littéraires en mai 2018 lorsque j’ai créé mon compte Instagram Le Tour du Monde en 80 Livres pour lequel j’ai été accompagnée par une amie. Aujourd’hui j’ai décidé d’étendre Le Tour du Monde, notamment pour supprimer l’atroce contrainte du nombre de mots d’Instagram…  

Mon lien à la lecture

Lire nous permet de nous imprégner de toutes les histoires que les écrivains nous racontent depuis la nuit des temps. Les histoires m’ont aidée à relativiser dans des moments de difficultés, mais surtout à apprendre les sentiments. L’analyse des ressentis me passionne, il est si essentiel de savoir ce que nous ressentons et pourquoi, mais également ce que ressent notre entourage. Lire permet de comprendre la vie sous différents aspects, ou du moins essayer. Je considère cela comme un outil nécessaire au développement personnel (en addition bien sûr à une passion qui n’a cessé de me donner des raisons de me lever et d’apprécier (j’ai bien dit apprécier, ce qui représente presque une bonne pub pour la SNCF) les transports en communs).

Grâce à eux, nous pouvons devenir ce que nous voulons : Sculpteur, agent secret, reine de France, femme de la bourgeoisie, Président de la République, policier. Nous pouvons être heureux, malheureux, tristes, désemparés, émus, irrités, apeurés, épanouis. Nous pouvons être femme, enfant, homme, avoir 10, 20 ou 60 ans si nous le souhaitons. Nous ne remercierons jamais assez Maurice Druon de nous avoir transportés dans l’histoire de France avec tant de frénésie, ni Ken Follett de nous avoir passionnés sur les procédés de construction d’une cathédrale, Anne Delbée de nous avoir conté l’histoire d’une des plus grandes sculptrices du XIXème siècle, Emile Zola de nous avoir emportés dans les épreuves toutes plus farfelues les unes que les autres des Rougon-Macquart. Mais encore Simone de Beauvoir d’avoir milité pour les femmes à travers son Deuxième Sexe, ou Simone Veil de nous avoir inspirés à travers son autobiographie. Je ne pourrais m’arrêter si je ne me forçais pas. Et pourtant, toutes ces connaissances dont nous nous nourrissons ne représentent qu’une infime partie des œuvres qui constituent notre planète. Une vie est trop courte pour lire tout ce que nous souhaiterions connaître.

Le partage des lectures, des découvertes, nous permet de connaître des avis sur des thèmes que nous n’aurions peut-être pas sélectionnés. Je souhaite à travers ce blog à vous faire découvrir les lectures qui m’accompagnent. J’espère de tout cœur que ceci vous plaira. Et surtout, n’hésitez pas à me donner vos feedbacks.

Bon voyage au sein du Tour du Monde en 80 Livres.

– Salomé.